Samedi 4 avril 2009
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18:38
catégorie "combats"
Le 18 février 2009, à 7H45, une bénévole des « Restos du
coeur » et de « Terre d'errance » est
placée en garde à vue. Il lui est reproché d'avoir aidé des personnes en situation irrégulière, notamment en rechargeant leurs téléphones portables,
en donnant de la nourriture et des habits aux migrants présents dans la région de Calais.
Dans tout le pays, de nombreux exemples similaires touchent aussi bien des associations, des structures
agréées par l'État, leurs agents et les bénévoles dans les missions qu'ils assument au quotidien, que des femmes
et des hommes qui agissent
par des gestes d'humanité pour que des personnes dans la détresse retrouvent leur dignité.
Ces cas sont emblématiques du climat d'intimidation visant à dissuader
toute aide, tout geste de solidarité et de
fraternité, y compris familiale, envers des étrangers en situation irrégulière. La France que nous
aimons est celle qui met en avant la solidarité et la fraternité plutôt que la peur des étrangers.
Aujourd'hui, la loi punit toute personne qui aurait, par aide directe ou
indirecte, facilité ou tenté de faciliter, l'entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d'un étranger en France (Article L622-1 du Code d'Entrée et de Séjour des Étrangers). Aucune distinction
n'existe entre des réseaux de passeurs qui prospèrent sur la détresse humaine et les associations, ainsi que les personnes qui
agissent par solidarité et pour le respect des droits fondamentaux.
Nous, associations, syndicats, partis politiques et citoyens signataires
déclarons que nous avons soutenu, soutenons ou soutiendrons des étrangers en situation irrégulière pour préserver leurs droits, leur dignité ou leur
intégrité physique. Nous demandons à être solidairement poursuivis pour ce délit et le
déclarerons d'abord le 8 avril, devant les palais de justice et les préfectures.
Rassemblement mercredi 8 avril à 10 heures, devant la plupart des préfectures
La fraternité érigée aux frontons de toutes les mairies de France ne doit plus être
réprimée. Plusieurs initiatives venant de députés et de sénateurs le permettent dans les prochaines semaines. C'est notamment le cas, dès le
30 avril, lors d'un débat à l'Assemblée nationale.
Nous exigeons que le délit de solidarité soit supprimé de notre législation !
Premiers signataires :
Emmaüs France / La Cimade / Gisti / Comede / RESF / FASTI/ FNARS/ Syndicat des avocats de France / Ligue des Droits de
l'Homme/ SOS Racisme / MRAP/ Groupe socialiste, radical et citoyen à l'Assemblée nationale/ Le Parti Socialiste/ Le Parti de Gauche / Médecins du Monde / ATD Quart Monde/ FSU/ Union syndicale Solidaires / Groupe Gauche démocrate et républicaine assemblée nationale/ Association Toits du monde - Orléans / SALAM Nord/Pas-de-Calais / ACASEA /
Agir Ensemble pour les Droits de l'Homme / France Terre d'asile / Fédération Sud Education / /Réseau Chrétien immigrés / Sud Education / Migration santé Alsace / ADDE (Avocats pour la Défense Des Droits des Étrangers) / CLARA / MPEF / Osiris / ADN
(Association pour la démocratie à Nice) / Terre d'errance/ / Collectif SDF Alsace/ Information Solidarité Réfugiés/ ANPASE/ Forum Réfugiés/ Les Alternatifs/ / Action Consommation/ L'Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie/ Le
CRAN/ / Homosexualités et Socialisme/ ATTAC/ Revue Mouvements / SNPMPI/La Pastorale des Migrants/ Parti
communiste français
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